Acheter chinois avec l’argent des Nogentais : quand la dette locale nourrit le déficit national.

Ou comment un endettement trop important conduit à faire les mauvais choix…

Lors du dernier conseil municipal, la Ville de Nogent-le-Rotrou a validé, par l’intermédiaire de son délégataire Transdev, le remplacement de deux bus pour moderniser et décarboner sa flotte. Jusque-là, très bien, mais le choix s’est porté sur deux véhicules électriques de marque chinoise : Yutong.

Nous regrettons fortement ce choix politique. Voici pourquoi : 

En 2025, un bus électrique à batterie coûte entre 450 000 € et 600 000 €. En obtenant une prime CEE allant de 20 000 € à 86 000 €, une collectivité ou une entreprise peut obtenir un reste à charge allant de 405 000 € à 514 000 €. La différence de prix entre un bus chinois et un bus français peut aller jusqu’au double. Concrètement, pour la Ville, opter pour un bus français plutôt qu’un bus chinois représenterait un surcoût de 30 000 € à 35 000 € par an, facturé par Transdev pour l’utilisation du bus chinois. Autrement dit, la contrainte budgétaire a fortement influencé ce choix.

Des constructeurs comme Bluebus, basé en Bretagne, emploient 200 salariés directs et plus de 2 000 emplois indirects chez leurs sous-traitants. Choisir une entreprise française, c’est soutenir l’industrie nationale, préserver des emplois en France et contribuer aux recettes fiscales du pays. À l’inverse, opter pour un constructeur étranger limite ces retombées économiques.

La Ville n’a pas pu imposer un choix de bus plus vertueux, faute de moyens financiers suffisants. Cette situation illustre comment un endettement excessif prive une commune de liberté et de cohérence dans ses décisions.

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